Marc Boussac

1918 - 1982

Marc Boussac
Photo d'Elisabeth Sundborg 1967

Biographie

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Préselection du Centre Georges Pompidou, MNAM/CCI en vue d'une donation.
Donation au Centre Georges Pompidou, MNAM/CCI.

Instants pétrifiés : 1,
Grand plâtres : 1, 2,
Petits plâtres : 1, 2, .
Œuvres sur papier : 1, 2, 3.
Saint Etienne 1970 : 1
Nu Féminin : 1, 2, 3, 4, 5, 6.
Années 40 : 1
Femmes plâtre 1969 : 1
Commande de Sèvres : 1
Sujets bibliques : 1
Théâtre d'ombres : 1
Œuvres métal : 1

Né en 1918 à Saussay-la-Vache dans l’Eure (France) et décédé à Paris, le 5 juin 1982.

Artiste autodidacte.
Sculpteur et peintre.
Comédien dans des pièces de théâtre et des films.


Chronologie :



1941



Marc Boussac est comédien :
Tournée en Anjou de la troupe de Jean Vilar: 25 août-7 septembre 1941 avec deux spectacles dont Georges Dandin de Molière avec : François Darbon, André Clavé, Jean Vilar, Hélène Gerber, Jean Desailly, Ginette Nicolas, Geneviève Wronecki, Marc Boussac.

Documents de la tournée de La Roulotte 1941

La roulotte

La Roulotte: Andrée Clément, Jean Vilar et Marc Boussac ;
entracte de Georges Dandin


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Programme


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Programme


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Dès le début des années quarante, ses premiers travaux à l’huile remonteraient à 1943, en artiste autodidacte, Marc Boussac multiplie les recherches et expérimente en sculpteur avec toutes sortes de matériaux, l’huile, le sable, le papier et le buvard plastifié et le plâtre qui restera son matériau de prédilection.


1945



8 mai : Dans "Conversation avec Picasso", Brassaï, mentionne Marc Boussac, jeunne sculpture accompagnant Roger Dutilleul collectionneur chez lui, à la page 264 de l'édition Gallimard de 1997.
Consultez les photocopies.




1946



Illustration(3) d'un conte de F. Broutet in « Jean Bart » du 24 décembre 1946.




1951



Marc Boussac joue dans le second et troisième court métrage de la « Parodie Parade » trilogie de Paul Paviot en 1951 et 1952 :
Marc Boussac joue dans le film (un court métrage de 28 minutes) : Chicago Digest (Du sang dans la sciure) (35 mm, noir et blanc, durée : 28 minutes) de Paul Paul Paviot. Interprétation : Daniel Gélin (Coffino), Michel Piccoli (Slim Spring), Anne Campion (Dolly Sweety), Maria Riquelme (Jenny Machefer), Marc Boussac (un Big Big), Robert Lombard (un Big Big qui tricote), Stéphane Goldmann (barman) et la participation de Jean Desailly et Roger Pigaut.

Dans un documentaire consacré à Daniel Gélin : « Daniel Gélin, mon père » de Manuel Gélin, dans un extrait du court-métrage de Paul Paviot, un extrait du film où il apparaît brièvement Marc Boussac (à 19min26s) est visible.
Lien vers le documentaire: ici

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Marc Boussac : un Big Big


Marc Boussac apparait sous le nom de Marc Moussac dans l'IMDb
Et aussi sous son nom: IMDb

7 décembre - 21 décembre : Exposition particliere à la Galerie Jacob, 23 rue Bonaparte (Paris) : Les dernières œuvres de Marc Boussac; 36 œuvres de peintures et sculptures.

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Carton d'invitation



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1952



Marc Boussac joue dans le film (un court métrage de 36 minutes, 35mm, noir et blanc) : Torticola contre Frankensberg de Paul Paviot avec : Véra Norman (« L’émouvante Lorelei), Roger Blin (« Le sinistre docteur Frankensberg »), Héléna Manson (« L’énigmatique gouvernante »), Michel Piccoli (« le monstrueux Torticola »), Marc Boussac (« Le malfaisant Fürrespiegel »), François-Patrice (« Le malheureux Eric von Mensenbert »), et la participation de Daniel Gélin et de Pierre Brasseur ; Le scénario est de Louis Sapin et de Albert Vidalie deux compères que Paviot a rencontré au Club de la Rose Rouge : il s’agît d’une parodie des films réalisés autour du mythe de Frankenstein et de sa créature. Le film est divisé, dans la tradition du « serial » (feuilleton) du début du xxe siècle, en trois épisodes : Le Laboratoire de l'épouvante, La Proie du maudit et Le monstre avait un cœur.


Référnece :IMDb

Présente au Tabou: « L'Etrangleur »: « aux Ecoutes» 23 mai 1952



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1954


Naissance de son fils Pascal.

1957


Naissance de son fils Nicolas.

marc_boussac_travaille_1957

Dans l'atelier
Marc Boussac travaille 1957

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Acteur dans le film :«The Tales of two Cities» (Sous la terreur), Réalisation : Ralph Thomas, Scénario : T.E.B. Clarke, d'après le roman de Charles Dickens.(1958)

Distribution: Dirk Bogarde: Sydney Carton, Dorothy Tutin: Lucie Manette, Paul Guers: Charles Darnay, Cecil Parker: Jarvis Lorry, Stephen Murray: Docteur Manette, Athene Seyler: Miss Pross, Marie Versini: Marie Gabelle, Ian Bannen: Gabelle, Alfie Bass: Jerry Cruncher, Ernest Clark: Stryver, Rosalie Crutchley: Mme Defarge, Freda Jackson: "La Vengeance", Duncan Lamont: Ernest Defarge, Christopher Lee: le marquis St. Evremonde, Leo McKern: l'avocat général à Old Bailey, Donald Pleasance: Barsad, Eric Pohlmann: Sawyer, Dominique Boschero: une jeune paysanne, Yves Brainville: Foulon, Michael Brennan: Tom, le cocher, Peter Copley: Mellor, Sacha Pitoëff: Gaspard, Marc Boussac: le bourreau(5).


Le bourreau

The Tales of two Cities
Le bourreau: Marc Boussac
In le Berry Républicain(5)

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1958



Comédien dans la pièce de théâtre : Junon et le paon de Sean O’Casey au Théâtre de l’œuvre. La mise en scène est signée : Philippe Kellerson, les décors sont de : Francine Galliard-Risler, distribution : Etienne Bierry (Capitaine John Boyle), Maryse Paillet (Junon Boyle, sa femme), Rémy Clary (Johnny Boyle), Jeanne Le Gal (Mary Boyle), Julien Verdier (Joxer Daly), Florence Blot (Maisie Madigan), Claude-Emile Roosen (Monsieur Nugent, tailleur), Catherine Leccia ( Madame Tancred), Gérard Darrieu (Jerry Devline), Philippe Kellerson (Charlie Bentham, maître d’école), Louis Mollion (un racoleur de l’armée irrégulière), Marc Boussac (premier irrégulier, un représentant de machines à coudre), Roger Borlant (un vendeur de charbon, deuxième déménageur), Franck (premier déménageur, un voisin).

Junon et le paon
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1958





6 - 31 décembre 1958 : « Les instants pétrifiés », exposition Marc Boussac, Galerie Iris Clert, 3, rue des Beaux-Arts, Paris, 6ème. Catalogue préfacé par Charles Estienne.
A l’occasion de cette exposition, Pierre Restany écrivit : « La tâche de Boussac est ingrate. Il suit une piste difficile, encombrée jusqu’à la saturation de tout un tas de petits trucs sans importance qui tentent d’arracher à l’inerte une étincelle de poésie. Sur ces sables mouvants de l’art brut, Marc Boussac aligne son mortier personnel en surfaces ondulatoires, ponctuées de blessures profondes. Il s’en tire avec honnêteté et discrétion, chose rare chez ceux qui explorent les voies dangereuses. »

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Les instants pétrifiés



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Iris Clert, iris.time (l’artventure), Paris, Denoël, 1978.

Extrait sur Marc Boussac, p.168.

« Après Lora, je cèderai encore à Marc Boussac avec ses Instants pétrifiés. Tinguely rouspète, il veut que ma galerie soit plus exclusive, il a la prétention de me commander. Mon désir d’indépendance m’incline à faire des erreurs plutôt que de céder à sa pression despotique. Et puis, l’idée d’exposer un M. Boussac m’enchante. Dans ma naïveté, je vois déjà le Tout-Paris accourir croyant qu’il s’agit du grand magnat du textile Marcel Boussac, qui ce serait mis à peindre. Boussac est défendu par Charles Estienne. Celui-ci, très à gauche, m’en voulait depuis l’exposition du Vide, qu’il avait traité de « manifestation fasciste ». Sans doute avait-il confondu faste et fascisme. Yves Klein, de toute façon, était traité de fasciste. »






1959

16 juin - 17 juin 1959 : Exposition de groupe: « L'Ellipse de Bédart, le Cube de Boussac et le Propos d'Estienne » Galerie « Des 4 saisons », Paris.
Carton d'invitation(4).

Illustartion

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1960



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6 septembre : Marc Boussac fait partie des signataires (après les 121 premiers) de : « La Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie « dite « Manifeste des 121 », signée par des intellectuels, des universitaires et des artistes et publiée dans le magazine Vérité-Liberté. Il a été pensé puis rédigé par Dionys Mascolo et Maurice Blanchot. Des proches de Marc Boussac l’ont signé notamment Charles Estienne et ses amis du mouvement surréaliste.


Marc Boussac a crée la salle expérimentale au Salon « Comparaisons(1) ».

Dans le catalogue de l'exposition de Bernar Venet, Jacques Villeglé cite Marc Boussac dans le cadre du Salon comparaison en 1964.



1961



1959-1961:Décorateur et comédien dans la piece de théâtre en deux actes:
«L'hotel de la nuit qui tombe» de Nanos Valaoritis,
mise en scène: Marc'O,
décor: Marc Boussac, musique: Maurice Van Thienen
avec: Marpessa Dawn, Georges Vander, Jean Pierre Maury, Marc Boussac
réalisation de l'international art studio, à l'american students & artists' center, 261 Bd Raspail Paris XIV.
quatre représentations: 27, 28, 29, 30 avril à 21h15.(année?)

L'Hotel de la nuit qui tombe

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1962


Exposition collective: "Nouvelles aventures de l'objet" à la Galerie "J" 8, rue de Montfaucon, Paris 6ème
du 19 décembre 1961 au 20 janvier 1962
Direction : Jeannine de Goldschmidt et Pierre Restany
Artistes presentés: Beynon, Boussac, Brusse, Caniaris, Christo, Deschamps, Isle Getz, Kapera, Nikos, Pera, Scheps, Veysset, le groupe de Chatou (?).



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Carton de l'exposition


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1962


Charles Estienne, L’Objet des femmes, illustrations de Marc Boussac, Michel Engel, Paris, Le Soleil Noir. 1962



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«L'Objet des femmes»
Inclusions de plaques de métal dans du plexiglas.


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Brassaï en 1968 à l'occasion de l'expostion à la Galerie de La Hune écrit :

La préhistoire de Marc Boussac se situe vers 1947 lorsque les sables agglomérés en lourds panneaux sertis de châssis en bois envahirent son atelier de la rue d’Assas. On aurait dit des fragments pétrifiés de quelques assises calcaires du crétacé truffées d'ammonites, de bélémnites, de mollusques, d'oursins, de tout un univers marin incrusté dans le limon aux sobres colorations de terre. S'agissait-il de peinture ou de sculpture? Ni de l'une ni de l'autre et c'est cette ambiguïté, cette ambivalence même qui, me semble-t-il, donne un son neuf dans l'art. J'y vois une sorte de retour de la nature (et non un retour à la nature selon le mode impressionniste) avec sa réalité rugueuse à étreindre, ses matériaux bruts, sa structure en gros plan. Une exposition chez Iris Clert en 1958 : "Les Instants pétrifiés" clot cette époque antédiluvienne. "Voici les géologies de notre temps, écrivait Charles Estienne dans sa préface, on ne les a pas déterrées à Aurignac ou à Cromagnon, mais à Paris…". Et brusquement, c'est l'avènement d'une nouvelle ère, géologique encore. Les sables agglomérés cèdent le pas au plâtre lisse et blanc comme une steppe cristalline de Sibérie au creux de l'hiver. Les incrustations de débris organiques ont disparu, une autre aventure tellurique commence. Sous l'effet de je ne sais quel cataclysme ou corrosion des sillons profonds creusent les surfaces polies, des reliefs se forment, des gouffres béants et inquiétants s'ouvrent. Marc Boussac excelle à exacerber le contraste entre le lisse et le rugueux, le blanc des aires et le noir des fissures et des cavernes. L'érotisme latent n'est sans doute pas absent de cette violation de l'espace virginal et du déchirement des étendues immaculées. Une exposition à la Galerie de Verneuil en 1962, marque cette ère du plâtre. C'est en cette même année que Marc Boussac conçoit et expose au "Salon de l'Objet" au Musée des Arts Décoratifs, l'unique exemplaire de son fameux livre, -illustration d’un poème de Charles Estienne : "L'Objet des femmes", d'un poids et d'une dimension sans exemple. Composé de trois pages de nus en relief dans le plâtre, protégées par des verres et de deux couvertures mobiles sur charnière, ce livre, unique dans son genre, est haut de presque un mètre, large d’un demi mètre et pèse une vingtaine de kilos. Après cette apothéose du plâtre s'ouvre la troisième ère de Marc Boussac. Les matériaux pesants des époques géologiques ont disparu. C'est le papier qui s'est substitué aux sables agglomérés et au plâtre de Paris.

La présente exposition à La Hune montre ce que l'imagination, la fantaisie, mais aussi, disons-le, l'habileté manuelle et les vertus artisanales de Marc Boussac peuvent tirer de cette matière fragile, légère, presque impalpable. Employant de prédilection de grandes feuilles de papier buvard – que leur blancheur défend - il les cisèle avec patience, leur fait revêtir des reliefs, des empreintes et même des rondes-bosses que jusqu'ici on n'a pu obtenir que des métaux. Recréé et réédité en quarante exemplaires cette fois dans de nouveaux matériaux "L'Objet des femmes" figure aussi à cette exposition. La première page : une lame de plomb repoussé, les deux autres : des feuilles de papier rehaussées de formes féminines, sont comme congelées dans la glace transparente du polyester et enfermées dans une châsse noire. "L’Objet des femmes" est un curieux livre, il est aussi un "objet" par excellence - un précieux objet pour collectionneur.

Brassaï

Archive de Marc Boussac




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Labyrinthique I : L’Homme invisible, exposition Marc Boussac à la Galerie de Verneuil, Paris, 1962, petit volume agrafé de seize pages, texte de René de Solier, volume contenant un feuillet plié en quatre avec le texte du poème (chanson) de Charles Estienne : L’Homme invisible, dédié à Marc Boussac.

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Écrit de René de Solier

Labyrinthique

Le caractère labyrinthique


Il y a, chez Marc Boussac, dont l'œuvre et l'aventure se situent en marge, dès le départ, depuis une dizaine d'années, une grande prédilection pour le rugueux (entendez creux et reliefs ainsi obtenus) et le lisse. Raisons de l'attirance? Elles sont nombreuses: sensualité, et féminisation de l'eau (du verre, du marbre, du plâtre), instinct et activité manuelle (l'homme pense parce qu'il a une main disait Anaxagore).

De nature réfléchie, sans doute violente, celle du créateur, qui n'est toujours aimable - mais qui attend des dehors de vamp, ou de la fausse séduction? - Marc Boussac s'est formé dans la solitude, en réaction, Ses panneaux de plâtre - on dit maintenant les plâtres de Boussac - portent la marque de l'esprit inventif, ainsi que tel livre, "l'Objet des Femmes" (avec texte de Charles Estienne), récemment exposé.

La démarche obéit à ses impératifs, lenteur et violence, une sorte de nudité passionnelle. Abstrait, dans les panneaux de plâtre (à surface en partie lisse, en partie, moindre, creusée ou trouée), il dévoile non le besoin de lacérer, car la formation est patiente, mais cette sorte de trouble du créateur devant l'ondulation et les rocs de dépôt (dans la science des substuctures, de l'en-dessous, de la pénétration souterraine, Boussac révèle son coté géologue), les masses actives du creux, révélé par grain et pulpe, ou de la trouée. L'onde est l'animation intime de l'eau, figure du vieil hiéroglyphe. L'ondulation, cette sorte de matière en mouvement par reflets, dès que l'on regarde un panneau, animent la surface, qui devient machine à voir, objet d'observation, instrument de contemplation, mandala (cercle, série de cercles, concentriques ou non ; centre, qui entoure, selon les traductions tibétaines), visages du temps, pénétrations techniques de la sortie du temps, ou non-mémoire, espace vierge, fouillé, épreuves, dans la construction par niveaux. Le jour devient nuit ; ce qui est fait au jour passe sous la plaque lisse-trouée, grenue, sillonnée, atteinte, comme certaines parties rêches dans l'entour des graffiti, longtemps observés par Brassaï, il y a quinze ans et plus, thèmes de nos chansons des murs, de l'émerveillement alors. (Fait curieux - résultant de l'analphabétisme ou messagier? - le graffito a diaparu, ou en voie de disparition, dans une Ville qui n'accorderait plus droit de cité aux traceurs anonymes, à leurs produits.)

Tout s'éclaire et est marqué dans l'œuvre par le génie de l'insistance, une grande variété. Marc Boussac ne cherche pas à former une figure, un signe - il reste pur, en retrait, par rapport à l'intention, et travaille dans et selon une immédiateté, une technique qui ne pardonnent pas.
- "Quand c'est raté, c'est raté", nous dit Boussac (qui n'expose pas ses bris, ou les produit de la hâte).
Sa façon de former chaque panneau : travail directement en négatif (ce qui vient vers nous, affleure, le plus près, fut le plus loin, sans doute le plus difficile à former), jeux de mains, auccun élément n'étant donné d'avance, requiert une attention qui est propre de l'être habitué à observer. Il faut célébrer ces ressources! et aussi, chez un homme qui n'a aucun goût pour les débarras en peinture), cet amour du matériau pauvre, le plus simple, plâtre de Paris.
Cette simplicité, l'apparence, l'aspect du lisse (on est sensible à la fraîcheur des panneaux), cachent une complexité nqui est le signe de la nature créatrice. Dans l'art de formation patiente, exigeant, obstiné (imaginez un musicien qui disposerait d'un clavier mobile, de potier, et composerait directement, dans l'essai), le regard cesse d'être distrait, vagabond, ou préoccupé par l'animal de ménage. Par le jeu de la main-antenne ce complexe main-regard décérébralise l'aventure. L'époque en a besoin. Les panneaux de Marc Boussac consolent, ⎯ au temps du fatras, du produit prétentieux ⎯ par leur netteté, leur rigueur, l'esprit inventif.

"De tels panneaux, direz-vous, ne représentent rien?" Question insidueuse, piège langagier. Affronter sans prévention (et doctrine de ressemblance, reproduction, représentation), pourrait être loi d'approche.
Ce miroir est aussi redoublement des images du moi, incitation à vous perdre dans les méandres.
Le sentiment confus d'être, qui lie le spectateur pressé à la non-représentation, dans les arts, semblent indiquer, chez le péremptoir, un vide inquiétant. Afin qu'il puisse voir, ou mieux voir, n'ayons pas le tentation de dire. Mais succombons !

Voir, c'est surprendre, apprendre, oublier. La mémoire d'observation patiente, visuelle, et tactile (ce qui apprend, se communique et se répand par le toucher est évident; que de signes, de signaux perçus, émis), est sans doute oublieuse. Mais qui, dans l'âge inventif, songe à emmagasiner en mémoire? Ce reflet blanc (où l'ondulation est active), ces miroirs intriguent: dans la mesure où, venus du naturel et l'identifiant (ondes, rocs, creux), ils l'oublient. Les pamnneaux de Marc Boussac créent, montrent, établissent une autre nature, vierge, si l'on ose risquer ce mot. L'étendue à peine exploré, et d'abord découverte n'en demandez pas la carte. A vous de jouer.

Dans cette nudité, qui livre l'homme, il est vrai que nous aimons; partant, demeure une sorte de vue: ressentir un être en transparence et dans son opacité est une chose merveilleuse ("oui, j'ai l'impression de me perdre en lui, de le comprendre, de l'oublier, de m'oublier", et voilà sans doute ce qui domine, le plus cadeau que puisse faire autrui: enfin sortir de l'égotisme, niais ou domestique, pictural; entrer en contact), dans ce miroir qu'est l'œuvre, ne cherchez pas la nudité, mais le complexe. D'abord de formation.

Certains mots sont mal vus des comtemporains (souvent mal embouchés, quant au langage): obscur, abscons, complexe, asymétrie, discontinuité, répétitions, inssitance... Or il est certain que les choses que nous aimons, l'aventure, dépaysante, et l'observation, dans ce donner à voir, participent, sans tirer du coté des mots réputés difficiles ou critiques, de cet ensemble.

L'obscur devient jour de conscience (nous aimerions, monsieur-mots, tenir votre miroir et langue en main, sur place; devinez-vous la hideur, et celle de bouillie de mots, langagière: simple, ressemblance...); le complexe, nous pourrions le définir comme au sens technique: de grand ensemble (sur un panneau, dans l'étendue, tout se trouve ramassé), et aussi d'activité: main-antenne, main-regard, de rapports réciproques.
Mais allez donc parler du difficile au dévot: il vous renvoie à sa cabale, crise d'épinalite, avec images titrées. Il nomme, lui, et reconnait, dieu, les siens, les saints.

Ne pouvant identifier, conceptualiser l'apparence du désert depuis un survol, aucune carte, donc, durant cet exploit, à vous de naviguer, de voir, l'étendue livrée n'est pas celle du plat, blanc, feuille de dessin, ou d'assiette. En-dessous, vous devinerez (ce qui fut d'abord au jour). Rocs et rehauts, ondes décentrées, brisées, abysses. Marc Boussac a le sens des profondeurs, par étagements successifs; et le sens abyssal, chez lui, n'est pas mystique. Le technicien du regard, s'il ne veut pas succomber au vertige (et d'abord à celui de rien faire, ou de persister dans les activités convenues), se cramponne, se tient à son art de formation lente et vive (l'esprit inventif utilise toutes les ressources de la molbilité), qui détruit une trompeuse verticalité, principe de répartition, droite-gauche, dans le labyrinthe des formations, sous le lisse (allez jusqua-là, en vous méfiant de l'apparence).

Le corps caché, à découvrir: l'entreprise requiert votre attention. Voudriez-vous donc toujours, dans les arts, quelque copie de vos calendrier, passés, du nu ou des maculatures, de jonchées et brassées besogneuses? Il y a, dans la peinture et la scupture arrivées, un inconfort irritant, une provocation et du matérialisme puéril. (Entendez le peintre satisfait: ; je fais mes toiles; à vous...)

A vous, pour un instant, plus longtemps, contre le stercoraire, la mono-manie répétitrice des aînés et adeptes de brisures, maculatures floues (les extrêmes se touchent dans la décadence, ou les mœurs convenues, la puzzlerie sans fin); à vous d'oublier dilemmes langagiers, querelles de mots mis en avant, jetés à la face comme critiques et reproches. Oublier, ce n'est pas faiblir, c'est accéder au seuil. Mémoire intacte, enfin vierge, fraiche, vive comme l'onde: Mémoire blanche; purgation, abolition du passé; lutte, contre la mémoire et le Temps.

Du seuil au faîte, ce survol: commence, poursuis l'aventure! Les panneaux de Marc Boussac sont les plus beaux mandalas de l'époque, visage du temps meurtri et cependant encore à découvrir, sillonner. Instruments et objets de contemplation, ils conduisent sur la voie, sans mots, celle de l'orientation de l'être qui ne peut faiblir ou se déprendre, par la ressemblance, la répitition, l'imitation; qui cherche et trouve le chemin, dans l'étendue. L'un et l'autre sont présents, sous vos yeux.»

René de Solier



L’HOMME INVISIBILE (chanson)

A Marc Boussac

C’était à l’heure où font leur compte maigre
les rues pauvresses dans leurs haillons d’été
Lady Poussière fait montre au roi de Pègre
D’un sein de fièvre sous l’affiche déchirée

Nuit et minuit un tour de veille
les rats du cœur vont ronger le sommeil
un quart de nuit comme sur la mer
le doute fait cligner son réverbère


Dernier métro qui jette cette cigarette
on pousse la grille un pas monte l’escalier
derrière c’est l’ombre à ne pas tourner la tête
l’homme invisible est passé le dernier

Nuit et minuit voici l’enseigne
les feux de rues sont des rêves qui saignent
c’est la nuit sourde dans son tombereau
la chauve-souris est le dernier oiseau


Rien que ce bruit de soie et d’escarpin
rien que les caves où va la promenade
murs de phosphore courant d’air assassin
c’est le velours des cauchemars qui nomade

Nuit et minuit goutte qui tombe
le métro cause avec la catacombe
porte qui baille quai de la Seine
quelqu’un s’en vient faire sa cour à la Reine


L’homme invisible allume son cigare
quel est ce geste qui répond aux remous
le point de feu s’approche du miroir
puis c’est le cri des noyés ou des fous

Nuit et minuit boue et rivière
la mort s’ébroue fade comme une litière
et sur le pont comme un avare
le pêcheur d’ombre son fouet de corbillard


L’homme s’en va faire son tour aux Halles
il soupera ainsi qu’après l’amour
puis comme c’est toujours l’heure d’aller au bal
il valsera invisible jusqu’au jour

Nuit et minuit cri des aveugles
sommeil des drogues chaland perdu qui beugle
lumière borgne à Vaugirard
putain vendue vendange aux abattoirs


L’homme il est là il est là à la table
la nappe est blanche sous l’œil froid du champagne
puis quand l’aurore luira sur les étables
il s’en ira car il aime la campagne

Nuit et minuit rien n’est fini
demain les draps seront rouges rue Saint-Denis
l’homme invisible c’est lui l’amant
qui n’attend pas qui tue mais qu’on attend.

Charles Estienne



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6 mai - 17 juin 1962 : Exposition de groupe: « Sculptures contemporaines », Musée (M.D.C), Le Havre.
Liste des artistes présentés: Adam Henri-Georges, Andréou Constantin, Auricoste Emmanuel, Badord Jacqueline, Beaudin André, Boileau Martine, Boussac Marc, Brassaï, Cardenas Agustin, Carlisky, Chauvin, Chavignier Louis, Consagra Pietro, Coulentianos Costas, Couturier Robert, Diska, Dodeigne Eugène, Etienne-Martin, Filhos Jean, Forani Madeleine-Christine, Gamsaragan Daria, Gonzalez Julio, Guino, Guzman Albrto, Hajek Otto-Herbert, Helgadottier Gerdur, Jacobsen Robert, Jonas Siegfried, Lanvin Gérard, Lapasse Hélène (de), Latorre Jacinto, Laurens Henri, Lavrillier-Cossaceanu Maguerite, Liberaki Aglaé, Mannoni Gérard, Manolo ( Manuel Martinez Hughe), Martinez Luichy, Mary Claude, Medveczky Diourka, Muller Robert, Olivier-Descamps, Phillips Helen, Phililaos, Poncet Antoine, Raftopoulou Bella, Rheinhoud, Richier Germaine, Sklavos Yerassimos, Spitteris Jeanne, Tumarkin Igaël, Violet, Waldberg Isabelle, Zev, in Sculpture contemporaine Catalogue MDC, Le Havre (4 mai 1962)



Exposition de groupe: « Antagonismes 2: L'Objet » Collectif sous la direction de François Mathey & Yolande Amic (Auteurs), Musée des Arts Décoratifs, Paris.
Liste de artistes présentés : Henri-Georges Adam, Yaacov Agam, Kosta Alex, Constantin Andréou, Willy Anthoons, Jean Hans Arp, Helen Ashbee, François Baschet, Frédéric Benrath, Harry Bertoia, André Bloc, Hans Bischoffshausen, Bocian, Martine Boileau, André Borderie, Marc Boussac, René Brault dit Bro, James Brown, Nino Calos, Alexander Calder, Agustin Cardenas, Carlos, Léonora Carrington, César Baldaccini dit César, Gaston Chaissac, Jean-Claude Champagnat, Louis Chavignier, Jean-Marie Chourgnoz, Jean Cocteau, Christo Coetzee, Gio Colucci, Pietro Consagra, William N. Copley, Costas Coulentianos, Michel Courcelle, Harold Cousins, Vincent de Crozals, Gérard Cyne, Olivier Debré, Jacques Delahaye, Jean Dubuffet, Nadine Effront, Max Ernst, Claire Falkenstein, Jean Filhos, Lucio Fontana, Günter Fruhtrunk, André Gaillard, Frans de Geetere, Michel Genier, Piotr Kowalski, Philippe Muel, Alberto & Diego Giacometti, Marcel Gili, Émile Gilioli, Roseline Granet, Juan Gris, Julio Gonzales, Michel Guino, Brion Gysin, Shamal Haber, Étienne Hajdu, Davos Hanich, Pierre Héricher dit Herry, George Him & Jean Le Witt, Philippe Hiquily, Paul van Hoeydonck, Ping Ming Hsiung, Jean Ipousteguy, Robert Jacobsen, Marcel Jean, Paul Jenkins, Élisabeth Joulia, Iaroslav-Jean Kapera, Alain de la Bourdonnaye, Norbert Kricke, Berto Lardera, Guy Lartigue, Henri Laurens, Le Corbusier, Adrien Liegme, Frank J. Malina, Michel Mangematin & Roger Bruny, Marie-Laure, Étienne-Martin, Georges Mathieu, Janine Matthey, Roberto Echaurren Matta, Brigitte Meier-Denninghoff, Claude Mercier, Jean Messagier, James Metcalf, Meylan, Luiza Miller, Richard Mortensen, Alicia Moï, Isamu Noguchi, Alexandre Noll, Meret Oppenheim, Joan Pala, Martha Pan, Georges Patrix, Alicia Penalba, Charlotte Perriand, Philolaos, Pablo Picasso, Édouard Pignon, Edgar Pillet, Marie-Thérèse Pinto, Marc du Plantier, Henri Plisson, Gio Pomodoro, Arnaldo Pomodoro, Antoine Poncet, Man Ray, Germaine Richier, Larry Rivers, Suzanne Rodillon, Félix Roulin, Saint-Maur, Valentine Schlegel, Nicolas Schöffer, Signori, Adam Sjohölm, Yerassimos Sklavos, K.R.H. Sönderborg, Ettore Sottsass, François Stahly, Pierre Szekely, Antoni Starczewski, Vassilakis Takis, Yves Tanguy, Dorothea Tanning, Torun Bulow-Hube, Marino di Teana, Paolo Vallorz, Victor Vasarely, Raymond Veysset, André Vigneau, Claude Viseux, Jean Weinbaum, Ossip Zadkine.



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1963


1er décembre 1962 - 3 janvier 1963 : Exposition de groupe: « Formes et magies », Jardin d'acclimatation, Bowling du Bois de Boulogne, Paris (Cérès Franco)
Liste des artistes présentés: Picasso, Germaine Richier, H. Laurens, Jean Arp, Max Ernst, Chavignier, Etienne Martin, Cesar, Haber, Jacobsen, Berrocal, Guadagnucci, Penalba, Guino, Ebling, Sansegundo, Martine Boileau, Philolaos, Camargo, Spiteris, Subirachs, Andreou, Luiza Miller, Clacé, Vafiadis, Feraud, Simossi, Metcalf, Brerner, Dodeigne, Boussac, Geissler, Nicolas Schoffer, Schnael, Viseux, Gilioli, Di Teana, Szabo, Pol Bury, Takis, Jonas, Poncet, Nando, Couzÿn. in catalogue formes et magie (1962).

Voir :l'agora des arts au sujet de la collectoin de Cérès Franco.

20 février au 12 mars :Exposition de groupe à la Galerie Weiller, rue Gît-le-cœur, Paris 6e.

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1er au 30 mars :Exposition de groupe: « L'Œil de bœuf », à la « Galerie Sept », rue de Miromesnil 7, Paris (Galerie de Cérès Franco).


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1965




1er juin : exposition Marc Boussac, Studio Paul Facchetti. 17, rue de Lille, Paris 7ème.
« Il y a des années que Boussac, conjointement aux grands plâtres savoureusement accidentés que l’on connaît sculpte à côté, en creux ou en relief, des sortes d’entailles ou camées de grandes dimensions qui sont tous consacrés à la défense et illustration du corps féminin […] le nu, c’est tout de même le sujet des sujets, non ? »

(Texte inédit de Charles Estienne, à l’occasion d’une exposition au Studio Paul Facchetti, s.d.)

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29 juin - 2 septembre : Exposition de groupe: « Babel 65 », « Les Arts au soleil » : Musée Galiera, Paris (1965).
Comité d'organisation: Marie-Claude Dane, François Mathey, François Trèves (Pésident de l'Association « Les Arts au soleil », François Wehrlin.
Comité de sélection: Marc Boussac, Louis Chavignier, Gérard Singer.
Listes des artistes présentés: Etienne Martin, Chavignier, Gérard Singer, Bischoffshausen, Marc Boussac, Cardenas, Kowalski, Guino, Viseux, Feraud, Berrocal, Roussil, Bedard, Lee, Bontecou, Weinbaum, Hanich.

A cette occasion Marc Boussac écrivit: « L'époque actuelle propose aux créateurs des matériaux et procédés nouveaux qui se trouvent en harmonie avec ce qui sort des usines et pousse sur les chantiers. Cette diversité augmente considérablement les moyens d'expression de l'artiste. L'œuvre d'art, objet précieux, objet de spéculation et propriété privé a pour destin de flatter le collectionneur ou d'être cachée dans un coffre-fort. C'est un paradoxe. L'œuvre d'art doit être conçue et érigée pour tous. L'apport d'un créateur est proportionnel au nombre d'individus qu'il touche par son œuvre. Je ne parle pas des musées, entrepôts frigorifiques de l'histoire. L'art doit descendre dans la rue, prendre le métro, s'installer dans les squares, se fondre dans les murs, se greffer à toute architecture. Cela demande un changement total de mœurs de l'artiste, de sa pensée et de sa vision. Il doit quitter son atelier et construire son œuvre sur son lieu d'élection afin qu'elle soit conçue dans son cadre et pour ce cadre. » In « Babel 65 » 1965.

9 septembre - 11 octobre : Exposition de groupe: « Promesses tenues », Musée Galiera, Paris (1965).
Listes des artistes présentés:
Adzak Roy, Aillaud Gilles, Aldine, Alechinsky Pierre, Appel Karel, Arman, Assar Nasser, Arnal François, Beeer Franz, Bellegarde Claude, Bertini Gianni, Bertrand Huguette-Arthur, Bishop James, Boussac Marc, Carrade Michel, Clerc Pierre, Corneille, Damian Horia, Debré Olivier, Degottex Jean, Dmitrienko Pierre, Domoto Hisao, Dowing Joe, Dufour Bernard, Duvillier René, Feito Luis, Fichet Pierre, Foldes Peter, Forrester John, Georges Claude, Gillet R-E, Guitet James, Hains Raymond, Hantai Simon, Istrati Alexandre, Jenkins Paul, Koening john, Lamber-Loubert Roger, Lapoujade Robert, Laubies René, Levee John, Lindstroem Bengt, Loubchansky Marcelle, Marfaing André, Mathieu Georges, Messagier Jean, Mitchell Joan, Nejad D. Mehemed, Noël Georges, Pouget Marcel, Prassinos Mario, Raza Sayed Haider, Rebeyrolle Paul, Riopelle Jean-Paul, Saby Bernard, Sam Francis, Singer Gerard, Sonderborg K.R.H., Soto Jesus Raphael, Sugai Kumi, Tabuchi Yasse, Vilato Javier, Villeglé (de la) Jacques, Wogensky Robert, Zanartu Enrique, Zao-Wou-Ki. In promesse tenues 1965.

1965 : Exposition de groupe: Galerie Weiller, 5 rue Git-le-Cœur, Paris 6e (1965): Aubertin, Martin Barré, Bischoffhausen, Boussac, Chavignier, Gerard Singer, Weinbaum.




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1966


28 septembre - 14 novembre : Exposition : « Le Musée dans l’usine, collection Peter Stuyvesant » Centre Art et Recherches, Pavillon de Marsan, Palais du Louvre, texte de présentation : « Le Musée dans l’usine » par René Salanon, Conservateur en Chef Centre Art et Recherches, préface de Sir Herbert Read, liste des artistes présentés : Pierre Alechinsky, Karel Appel, Alice Baber, Marc Boussac, Bram Bogart, Michael Browne, Christo Coetzee, Corneille, Roberto Crippa, Jean Degottex, Jef Diederen, Marcelle Ferron, Claude Georges, Shirley Goldfarb, Simon Hantaï, Shirley Jaffe, Tess Jaray, Paul Jenkins, Joseph Lacasse, Ger Lataster, Marcelle Loubchansky, Lucebert, Georges Mathieu, Achille Perilli, Serge Poliakoff, Bernard Saby, Giuseppe Santomaso, Key Sato, Antonio Saura, Kumi Sugaï, Jaap Wagemaker, Brett Whiteley, catalogue.

La collection "Peter Stuyvesant", propriété de British American Tobacco (BAT), numéro mondial du tabac, avait été rassemblée à partir du début des années 1960 par le directeur pour les Pays-Bas du cigarettier Turmac Tobacco, Alexander Orlow.



25 mai - 3 juillet : Exposition de groupe : « Weiss auf weiss », au Kunsthalle de Berne, Suisse (1966).
Liste des artistes présentés : Agam Yaacov, Albers Josef, Alviani Getulio, Arp Jean, Aue Marianne, Hermann Bartels, Berger Ueli, Biasi Alerto, Bill Max, Bischoffshausen Hans, Bonalumi Agostino, Boussac Marc, Bury Pol, Calderara Antonio, de Camargo Sergio, Castellani Enrico, Chia Li Yuan, Christen Andreas, Colombo Gianni, Cruz-Diez Carlos, Debourg Narciso, Dekkers Ad, Distel Herbert, Dorazio Piero, Duart Angel, Evans Garth, Fasnacht May, Fontana Lucio, Francis Sam, Fussel Michael, Gerstner Karl, Girke Raimund, Goepfert Hermann, Gorin Jean, Graubner Gotthard, von Graevenitz Gerhard, GRAV (Groupe de recherche d'art visue), Garcia Rossi Horacio, Le Parc Julio, Morellet François, Sobrino Franscisco, Stein Joël, Yvaral, Guarnieri Riccardo, Hajdu Etienne, Hall David, van Hoeydonck Paul, Holweck Oscar, Honegger Gttfried, Johns Jasper, Kaufmann Herbert, Klein Yves, Klomsdorff Etzel, Kowalski Piotr, Kusama Yayoi, Leblanc Walter, Lijn Liliane, Lin Richard, Luther Adolf, Mark Heinz, Mahler Eugen, Malewitsch Kasimir, Manzoni Piero, Massironi Manfredo, Mavignier Almir, Medalla David, Megert Christian, Micus Eduard, Mortensen Richard, Nicholson Ben, Oldenburg Claes, Otero Alejandro, Piene Otto, Rätz Marcus, Rauschenberg Robert, De Saint-Phalle Niki, Scheggi Paolo, Schoonhoven J.J., Segal George, Simeti Turi, Soto Jésus-Raphael, Spindel Ferdinand, Stazewski Henryk, Taeuber-Arp Sophie, Takis, Talman Paul, Tinguely Jean, Tomasello Luis, Uecker Günther, Vasarely Victor, de Vecchi Gabriele, Verheyen Jeff, Vigo Nanda, de Vries Herman, Weber Willy, Wyss Marcel, X Produktionsgruppe. in “kunsthalle bern“ 25.Mai bis 3.juli 1966. Ed Philip Morris

12 novembre - 20 décembre : Exposition de groupe : « Konfrontation 1966 », Galerie Heide Hildebrand, Klagerfurt, Autriche (Nov: Déc.1966).
Liste des artistes présentés : rodolfo arico, arroy, atila, bernard aubertin, miguel berrocal, fredy beyns, jakob bill, hans bischoffshausen, bram bogart, agostino bonalumi, bonies, marc boussac, kilian breier, samuel buri, inge claus-jansen, lucien clergue, marco cordioli, carlos cruz-diez, bruno demattio, herbert distel, angel duarte, franco fabiano, luciano fabro, eugen feller, brian fielding, lucio fontana, mladen galić, bruno gironcoli, mathias goeritz, alan green, willi gutmann, jan henderikse, kumiko imanaka.gutai, alain jacquet, tess jaray, george kikunami.gutai, yves klein, robert klemmer, julije knifer, ferdinand kriwet, maria lassnig, kim lim, christian ludwig, adolf luther, bernard luthï, piero manzoni, livio marzot, takesada matsutani.gutai, megert, marcello morandini, heinz müller, francis naves, oehm, minoru onoda.gutai, dušan otašević, michel parré, stanley peskett, helga philipp, markus rätz, diter rot, antonio saliola, wolfgang schmidt, schmidt-rhen, johannes jacobus schoonhoven, friedrich schröder-sonnenstern, charles semser, friedrich sieber, jean-claude silbermann, turi simeti, ray staakman, hans staudacher, motonao takasaki.gutai, thorn, tisserand, marx vaux, kiki vices vinci, nanda vigo, herman de vries, john walker, willy weberhinnerk wehberg, hugh weiss, roland werro, günther wirth, oscar wiggli. in catalogue konfrontation 1966.
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1967



1967 Exposition de groupe : « Collection Stuyvesant », Amsterdam, Hollande (1967).

6 mai- 31 mai : Exposition : « Aspects paris 67 »: Boussac, Bozzolini, Busse, Dayez , Etcheverry, Fachard, Falchi, Laks : Galerie Numaga, Auvernier, Suisse, du 6 au 31 mai 1967.

Ainsi qu'à Lausanne, Suisse.

1967 Exposition : « Aspects paris 67 » :Boussac, Bozzolini, Busse, Dayez , Etcheverry, Fachard, Falchi, Laks : Galerie "Del Grattacielo", via Brera 10 Milan,Italie (1967).


A l’occasion de cette exposition, Pierre Cabanne écrivit : «Les huits artistes qui confrontent ici leurs œuvres sont d'âge, d'origine et de formation différentes; leur esprit aussi est différent et c'est bien là la preuve de la diversité des tendances de l'art vivant. Chacun d'eux représente l'un des rameaux vivaces de l'arbre né, dans les débuts de ce siècle, des conquêtes et des audaces dont ils ont respiré le vent libérateur. C'est en s'affrontant qu'ils se sont reconnu.

L'art est en révolution permanente; le présent est déjà demain. Regarder ces œuvres c'est espérer ce qui naîtra d'elles quand elles auront quitté nos yeux: elles sont les promesses de l'aventure qui profile en nous ses éblouissantes aurores, le gage certain de l'amour. Miroirs fragmentés dont les cassures précises laissent lire, chez Dayez, la poésie du monde. Texture de Falchi nées de la chair vive tatouée ou pétrie qui s'inscrit dans l'espace où Bozzolini déploie ses disques solaires et les fige comee des totems.

"Formes melées" aux austérités froides nuançées de plages matinales où Busse rêve à la face intérieur du jour. Fantastiques créatures açérées et paysages oniriques de Laks le visionnaire. Papiers laçérés et grignotés, moelleux et tendres dans leurs dépeçages rageurs, d'Etcheverry ou de Boussac qui, ceux-là, germent bizarrement à la surface de leur propre lumière. Seul sculpteur du groupe, Fachard lance et équilibre avec une logique sensible ses ailes de laition ou pose un signal autour duquel s'ordonne la vie.

Les huits affirment leurs langages. Voici à travers ce qu'ils montrent et ce qu'ils suggèrent un fragment du spectacle permanent de l'art aujourd'hui. De l'art présent.»


3 mai - 23 juillet : « Dix ans d’Art Vivant 1955-1965 », Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence.


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1968


8-29 janvier : l'exposition de blanc, consacrée aux œuvres en papier de : Boussac, Echarri, Etcheverry, Hajdu, Krajcberg, Krasno et Piza, Galerie La Hune, 170 Boulevard Saint-Germain, Paris VIe.

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13 avril -30 juin : « L’Art Vivant 1965-1968 », Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence.

14 février - 10 mars : Exposition particulière consacrée aux reliefs de Marc Boussac, organisée à l'occssion de la sortie de l'ouvrage de Charles Estienne "L'objet des Femmes, réalisé par Michel Engel: Galerie La Hune, 170 Boulevard Saint-Germain, Paris VIe.(1968)





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1969




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Laurence Sudre, devenue elle-même photographe à l’école de Claudine et Jean-Pierre Sudre réalise les maquettes d’un livre de Marc Boussac. Dominique Sudre, le fils de Claudine et Jean-Pierre Sudre, alors assistant dans leur atelier-laboratoire, réalise des travaux de reproductions photographiques pour Marc Boussac et d’autres artistes.

1969 Exposition de groupe : « L’Œil Ecoute », Festival d'Avignon. (Juin - septembre au Palais des Papes, 1969)

1969 Exposition de groupe: « Salon de Mai », Paris.(1969)

17 octobre - 29 novembre: Exposition particulière, Galerie Bideau, 49 rue du Chateau, Brest.

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Chroniques de l’Art Vivant, n°6, Paris, Arte-Maeght, décembre 1969. Marc Boussac par François Chevallier ; Marc Boussac, écrits sur le plâtre. Le texte de Marc Boussac publié dans ce numéro de Art Vivant lui vaudra bien des inimitiés.

Texte de Marc Boussac:

« Place aux Vivants


l'artiste comptenporain étouffé par ses morts


Il faut abattre le mandarinat des Rembrandt et Cie, leurs œuvres s'étalent orgueilleusement sur les murs de palais transformés en musées, leurs sculptures se dorent au soleil des places publiques, rejetant sur les cimaises lépreuses de musées HLM et de cours sordides, les œuvres des artistes comptemporains. Eux qui ont des femmes et des enfants à nourrir, et même parfois de vieux parents.

Dénonçons la Cinquième Colonne des Temples grecs. Halte à l'invasion des Romains. A bas la dictature des sarcophages. Stoppons le péril jaunes des vases Ming et des morceaux de Pagodes.

Détruisons-les. Détruisons toutes les œuvres d'art du passé et ne laissons survivre que les œuvrres des artistes vivants. A la mort d'un artiste que son œuvre diaparaisse avec lui. Ceci fait, quelle joie! quelle jouvence pour l'art.

Ne connaissant aucune œuvre du passé, l'artiste pourra créer librement. Son cerveau purgé, sa mémoire libre, ses œuvres seront faîches, jamais vues, sa personnalité s'exprimant sans retenue.

Finie la peinture de genre et de tradition. Finie la carrière de l'artiste faite sur une idée prise à un collégue mort il y a 50 ou 100 ans dans l'oubli.

Fini aussi l'alibi douteux de l'immortalité par l'œuvre.

Et quel doux plaisir caressera votre cœur en voyant posée sur le visage de tous nos artistes la voilette de l'humilité.

Les musées enfin vides, l'on ne verra plus sillonner les rues, tels des loups, ces cohortes d'artistes affamés de cimaises, cherchant avidement un mur, un clou, pour accrocher leurs œuvres.

Chose merveilleuse, le gouvernement dictatorial des Veuves de Maîtres perdra son pouvoir. Le retour de ces dames dans les prétoires sera un bienfait.

Que sont le British Museum, le Louvre, le Prado? D'abord un entrepôt de pilleurs, puis un repaire d'idées fausses. Des religions, sectes, croyances de toutes sortes y sont prônées. La guerre, l'impérialisme y sont glorifiés et a-t-on le droit de montrer à nos enfants le mauvais exemple que donne la basse flatterie de certains artistes, qui en portraiturant les puissants de l'époque, leur donnaient des airs bons et graves alors que la plupart n'étaient que d'affreux coquins.

Il y a des choses cachées derrières les choses. Que voit-on derrière les scuptures égytiennes ou indiennes? Une pyramide d'esclaves morts. Que voit-on derrière le portrait en pied des grands personnages? Un peuple affamé, des enfants en gueunille. Et que voit-on se refléter dans l'or des églises de l'Amérique Latine? Le visage de malheureux qui n'ont qu'une prière à se mettre sous la dent.


L'artiste actuel s'étiole et meurt d'une contradiction. Sa production prend de la valeur avec le temps, on la conserve, on l'accumule, on la restaure et quand il est mort, on en refait. Tout ceci dans une société de consomation. C'est un paradoxe. Il faut être de son temps. Les œuvres d'art doivent être consommées ou consumées sans quoi qu'adviendra-t-il de nous dans 100 ans? On périra étouffé sous leur nombre. On pourrait espérer qu'une guerre ou un bombardement, comme une ondée bienfaisante nettoiera le terre de ses croûtes, faisant apparaître une peau rose et délicate, signe d'une nouvelle jeunesse.

Malheureusement cela n'est pas certain. Alors détruisons tout et brûlons tout. »

Marc Boussac in "Chroniques de l'art vivant" n°6 Décembre 1969



Marc Boussac, « écrit sur le plâtre »


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« Marc Boussac expose à Brest jusqu’au 12 décembre (Galerie J.-F. Bideau) une trentaine de ses œuvres récentes : reliefs et sculptures en plâtre et reliefs en cuivre. Âgé de 51 ans, il s’adonne depuis 1960 à la technique du « blanc sur blanc » après avoir présenté jusqu’en 1958 des reliefs de sables aggloméré. Il est également l’auteur d’un « livre » monumental (1mx0.50 et 20 kilos) illustrant un poème de Charles Estienne : « L’Objet des Femmes ».

Dans le texte page ci-contre Marc Boussac aborde à son tour le problème des Musées mais il le fait, lui, « en pensant à Alphonse Allais ».

Drôle d’idée que de trouer du blanc, de saccager du vide et de mettre le silence béant. Boussac construit l’espace à coups de déchirures qui s’annulent mutuellement. En principe le résultat devrait être « rien ». Or il naît de ces innombrables arrachements et violences particulières un sentiment aveuglant de totalité. Une abstraction s’incarne sous nos yeux avec magnificence dans la pauvreté du plâtre, du sable, du papier… Une idée, semble-t-il, est prise au piège de ces déserts blancs.

Rien plus rien n’égale pas zéro : de la craie, matériau artificiel et mort, et de l’absence de couleurs, Boussac tire des paysages virulents au moyen d’une série d’actes destructeurs qui aggravent jusqu’à l’absurde ces éléments négatifs : il coule du plâtre dans du blanc d’Espagne, par exemple, où il fait des trous à l’aveuglette. Jusqu’au moment où la terre tremble, la lumière éclate et le négatif se mue en positif. Les tableaux de Boussac sont à la fois absence et présence, idée et acte, matière et vide. De cruels antagonismes maintiennent en équilibre un espace dur comme le ciment et pourtant incroyablement vulnérable. Les liserés de son plâtre sont à la limite de la brisure mais coupant comme l’acier. Des formes obtenues par moulage de papier sont dures et immuables sous une apparence de chiffon. Ni peinture, ni sculpture ses œuvres ne sont même pas des reliefs mais plutôt des tableaux rongés par l’intérieur comme un livre creusé par ses propres mots.

On croirait une écriture immobile, des ébauches de phrases saisies par le papier au beau milieu de la page et radicalement détournées de leur sens. L’oubli les tient et donne à ces esquisses une solidité incongrue. Comme un dessin qui serait soudain fixé dans le marbre : ombres légères, taches, traits aigus, grisailles n’effleurent plus seulement la surface mais sont pris dans la masse même de la pierre. Le fugitif devient monumental… De même l’écriture, ce code de pleins et déliés, de ponctuations folles, de failles et de lézardes qui courent d’un bout à l’autre de l’espace, est davantage porteuse de silence que de cri. Elle n’est guère qu’une introduction pour faire valoir la blancheur de la page. On en sort, ébloui, comme au débouché d’un trou noir, dans la splendeur scintillante et vide des salines…

Mais on peut lire aussi dans ces ombres en forme de griffes la trace d’une agression irréparable. La communion avec les immenses plages de blanc passe ici par le viol (qui n’est rien d’autre au fond que le meurtre du provisoire et la mise à l’épreuve d’une virginité plus fondamentale). Il est clair que Boussac au mépris de toutes les règles de la philosophie orientale tente de forcer la voie de la contemplation et de se frayer un chemin vers l’immuable par le canal d’une blessure. Nous ne sommes pas loin ici des jardins Zen : exactement à l’opposé. Pas étonnant que ses œuvres s’en ressentent. Géologies cérébrales ses reliefs sont des champs de méditation – le lieu d’une réflexion infinie ouverte dans la matière par la violence et le pillage. Mais, comme dans les jardins Zen, on y trouve un grand souci de ne pas détourner l’attention de l’universel.

Rien n’est plus significatif en effet que le caractère impersonnel de l’œuvre de Boussac. En dépit d’un lyrisme, voire d’un sadisme, sous jacent qui le rapproche de « l’expressionnisme abstrait », tout est fait pour que disparaisse de ses sculptures et reliefs les traces d’un particularisme. C’est ainsi qu’il multiplie les étapes intermédiaires entre sa main et le produit fini. Les outils par exemple dont il a une grande collection jouent un rôle important dans cette recherche de l’anonymat : ils infléchissent la forme d’une façon mécanique. De même, dans sa dernière exposition, le fait que le poing et certaines figurines aient l’aspect de « moulage » relève du souci « d’abstractiser » les éléments du réel avant de les insérer dans une autre réalité. Et ses Vénus au corps en poire sont les sœurs des Vénus aurignaciennes : elles ont déjà cette distance à l’égard du sujet que le temps seul, pense-t-on, est susceptible d’apporter aux choses. Comme si Boussac était, beaucoup plus qu’un artiste, le transmetteur des formes profondes qu’il retrouve au gré de savantes déchirures.

F.C. »
(François Chevallier)
(page 18)


texte figurant dans un encadré page 19 :

« Dans un cadre posé sur une plaque de verre Boussac répand du blanc d’Espagne en poudre, matière qui a l’avantage de ne pas « prendre » avec le plâtre. Il travaille son relief « en négatif » c’est-à-dire qu’il joue avec cette poudre jusqu’à ce qu’il ait réalisé avec des outils de toutes natures un ensemble de formes satisfaisant. Le plâtre liquide est alors coulé à la cuiller pour ne pas déranger l’ordonnance des monticules et des creux. Sur cette première coulée en train de « prendre » Boussac pratique d’autres trous et incisions qu’il remplit de sable humide. Celui-ci joue le rôle du blanc d’Espagne et il colore en gris l’intérieur des cavités dont il détermine la forme et le volume. L’opération se répète autant de fois qu’on veut d’épaisseurs. A ce stade des morceaux de filasse ou de fer sont parfois intégrés au plâtre pour consolider les grands tableaux. La surface du relief apparaît seulement lorsqu’on la décolle de la plaque de verre.

M. Boussac emploie d’autres techniques notamment avec le buvard dont la feuille est posée sur une couche de sable humide. Il obtient des effets de papier – comme dans la photo ci-dessus - avec du papier d’aluminium. Et ses cuivres, ou ses œuvres en plomb ne sont pas martelés mais travaillés par appui. »


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1970



« Présentant à Brest ses sculptures en plâtre et ses reliefs en cuivre, Marc Boussac déclare : « Il faut abattre le mandarinat des Rembrandt et Cie... Dénonçons la cinquième colonne des temples grecs. Halte à l'invasion des Romains. À bas la dictature des sarcophages. Stoppons le péril jaune des vases Ming et des morceaux de pagodes. Détruisons-les. Détruisons toutes les œuvres d'art du passé... » » extrait des Archives Larousse, Journal de l’année 1970 (www.larousse.fr).



4 février – 9 mars : Itinéraires : Blanc, exposition au Musée d’art et d’industrie de Saint Etienne,
Préface de Bernard Gheerbrant. Un catalogue de 47 pages avec bibliographie et liste des œuvres.
Marc Boussac est présent à cette exposition par dix œuvres :

« Composition abstraire, 1968 », œuvre sur papier encadrée de bois signée et datée 1967 corrigée en 1968 : (étiquette au dos avec numéro de l’exposition n°27) (inventaire n°13),

« Composition abstraite ondulée, 1969 », plâtre en longueur, soigné et daté au dos 1970, 62 cm de haut x 78 cm de large (étiquette au dos avec numéro de l’exposition n°29) (inventaire n°130) ;

« Composition abstraite, 1968 », plâtre signé au dos, 77cm de haut x 100cm de large (étiquette au dos avec numéro de l’exposition n°22) (inventaire n°170).
(une étiquette de l’exposition est collée au verso de chacune des oeuvres).

Ainsi que :

« Composition abstraire, 1960 », plâtre, H. 180 ; L.90. Signé et datée, en bas à droite. Exposition n°20
Reproduit dans « Chefs d'œuvre de l'art », n°103, 1965.

« Nu de profil, 1960 », papier, H. 61 ; L.48. Signé et datée, en bas à droite. Exposition n°21

« Composition abstraire, 1968 », plâtre, H. 75 ; L.100. Signé et datée, en bas à droite. Exposition n°23

« Nu, femme de face, 1968 », papier, H. 61 ; L.48,5. Signé et datée, en bas à droite. Exposition n°24

« Composition abstraire, 1968 », H. 47,5 ; L.64,5. Signé et datée, en bas à droite. Exposition n°25

« Composition abstraire, 1968 », H. 50,5 ; L.62. Signé et datée, en bas à droite. Exposition n°26

« Nu, femme, 1968 », papier, H. 65,5 ; L.45,5. Signé et datée, en bas à droite. Exposition n°28



Art expérimental : exposition permanente, Musée d’art et d’industrie de Saint Etienne, deux présentations en 1968-1969
Exposition regroupant les artistes : Bernard et François Baschet, Marc Boussac, Nino Calos, Sergio de Camargo, Lourdes Castro, Yvan Contreras-Brunet, Alain Dan, Jacques Decerle, Harry-Marcel Didi, Isabel Echarri, Diego Etcheverry, Raphaël Gayoso, Girodon, Davis Hanich, Théo Kerg, Rodolpho Krasno, Luciano Lanati, Alejandro Marcos, Jesus Marcos, Cristina Martinez, François Morellet, Arthur Luiz Piza, Zanotti Romano, Luis Tomasello et Carlos Cruz-Diez. Catalogue de cinq pages avec une préface de Bernard Ceysson.

Activité de peintre sous pseudonyme : Julien Menu(2). Possédant une très grande dextérité dans toutes sortes de techniques, Marc Boussac réalise des fixés sous verre.

21 mai - 21 juin : Exposition particulière : Galerie Coard, 12 rue Jacques-Callot (Paris)

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Quinzaine littéraire: 1er au 15 juin 1970
Coupure de presse

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1973



Son fils Pascal commence à travailler dans son atelier qui lui choisira d’ailleurs son pseudonyme d’artiste : Paul Pinson. Pascal Boussac travaille dans un style libre.




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1974



Participe à l’exposition : « L’Homme et son empreinte », au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du 20/09 au 17/11 aux côtés de 26 autres sculpteurs et 26 peintres.
Exposition : Château de Sainte-Suzanne, Mayenne, du 8 juin au 1er septembre 1974,
Musée d'art moderne de la ville de Paris, du 20 septembre au 17 novembre 1974,
Maison de la culture de Bourges, du 30 novembre 1974 au 12 janvier 1975

Liste des artistes exposés:
Sculptures :

Adzak Roy, Boussac Marc, Brice Olivier, cesar, Clave Antoni, Couturier Robert, Echarri Isabel, Franken Ruth, Geoffray Luc, Granet Roseline, Imousteguy Jean, Kanter Michel, Kmentova Eva, Krasno Rodolfo, Lalanne Claude, Le Yaouanc Alain, Luboski Richard, Messagier Jean, Miro Joan, Oudet Paul, Poirier Anne & Patrick, Scherdin Osa, Segal George, Simoen Gérard, Simpsso Gabriella, Szapocznikow Alina.

Peintures & œuvres graphiques:

Acconci Vito, Arman, Berni Antonio, Berrocal Miguel, Bourbonnais Alain, Brice Olivier, Bryen Camille, Clave Antoni, Cremonini Leonardo, Dubuffet Jean, Ernst Max, Etcheverry Diego, Fischer Hervé, Gerz Jochen, Hadju Etienne, Hugo Victor, Johns Jasper, Karskaya, Kermarrec Joël, Klein Yves, Man Ray, Manzoni Piero, Rebeyrolle Paul, Reynal Jean-Claude, Scanavino Emilio, Tapiès Antoni.



claire_et_les_polypiers.jpg

Claire et les polypiers
Marc Boussac



1975



Exposition de groupe de sculpteurs à la Maison de la Culture de Bourges (avec différents artistes dont César). Un article de Marie-Hélène Camus paraît dans L’Humanité Dimanche dans lequel est reproduit une sculpture de Boussac qui est mis à l’honneur.



26 novembre : Exposition à la galerie Yannick Bideau au 31, rue de Varennes, Paris 7eme.




1976



16 décembre 1976 – 30 janvier 1977 : Participe à l’exposition de groupe : « Boîtes » au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, commissaires de l’exposition : Suzanne Pagé et Françoise Chatel.



amour_des_allumettes

L'Amour-feu

Hommage à la vie
Ces pièces, ici présentées, dans ce temple de l'amour,
ont été capturées au mépris du danger
lors de l'accouplement et de la reproduction.

1974
66 x 60 x 7 cm
boite-objet, allumettes
Pyrophalloïde vulgaire




Liste des artistes exposés : Roy Adzak, Gilles Aillaud, Thierry Agullo, Thérèse Ampe-Jonas, Giovanni Anselmo, François Arnal, Arman, Edouardo Arroyo, Art-Language, Avril, Michael Badura, Enrico Baj, Gérard Baldet, John Baldessari, Gian-franco Baruchello, Antoie de Bary, Mary Bauermeister, Clive Barker, Hans Bellmer, Jean Benoit, Vautier Ben, Tony Berlant, Bertholin, René Bertholo, Jacques Blanc, Patrick Bertrand, Varujan Boghosian, Jean-pierre Bertrand, Christian Boltanski, Renée Bertrand, Jean-François Bory, Joseph Beuys, Alexandre Bonnier, Michelie Bounoure, Marc Boussac, Georges Brecht, Frédéric Breck, Brehmer, André Breton, Elisa Breton, Alain Briand, Olivier Brice, Marcel Broodthaers, Mark Brusse, Juan Bunuel, Alex Burke, Pol Bury, Carlos Cabe, Nino Calos, Jorge Camacho, Vlassis Caniaris, Greg Card, André Chabot, Lourdès Castro, César, Jean-Jules Chasse-Pot, Christo, Jean Clareboudt, Joseph Cornell, Louis Chacallis, A. Nieuwenhuys Constant, Leonardo Cremonini, Jean Crotti, Noël Cuin, Stephan Czerkinsky, Pierre Courtin, Frank Da Costa, Karl Fred Dahmen, Michel Darmon, Jacqueline Dauriac, Christian Dauty, Jean Degottex, Sonia Delaunay, Gérard Deschamps, Gérard Diaz, Erik Dietman, Jim Dime, Nina Drummen, Marcel Duchamp, Jean Dupuy, Catherine Duquesne, Max Ernst, Yolande Fièvre, Roland Flexner, Robert Filliou, Alain Fleischer, Christian Fossier, Ruth Francken, André François, Giosetta Fiorini, Ken Friedman, Garcia-Rossi, Philippe Garel, Pierre Garcette, Gérard Gasiorowski, Jeanne Gatard, Klaus Geissler, Jochen Gerz, Armand Gette, Michel Gérard, Robert Graham, Alberto Gironella, Denis Godefroy, Gilles Ghez, Roseline Granet, Anne Gygax, Jacques Hérold, Richard Hamilton, Maurice Henry, Hessie, Philippe Hiquily, K H Hödicke, Marie-Jeanne Hoffenbach, Sara Holt, Nicolas Hondrogen, Joël Hubaut, et Michel Sohier, Pierre-Alain Hubert, Valentine Hugo, Patrice Hugues, Daniel Humair, Hendertwasser, Dorothy Iannone, Image Bank, Jean-Robert Ipousteguy, alain Jacquet, Christian Jaccard, Françoise Janicot, Théo Jeuken, Alain Joubert, Alain Jouffroy, Jasper Johns, Michel Journiac, Donald Judd, Horst Egon Kalinowski, Michel Kanter, Karskaya, Kosta Karahalios, Joël Kermarrec, Edward Kienholz, Zdenek Kirchner, Gérard Koch, Mythia Kolesar, Jiri Kolar, Piotr Kowalski, Rodolfo Krasno, Tetsumi Kudo, Arnaud Labelle-Rojoux, Michel Lablais, Nikolaus Lang, Josée Lapéreyre, Félix Labisse, James Lee-Byars, Alain Lemosse, Julio Le Parc, Liliane Lijn, Ingeborg Lüscher, Karel Machalek, Erika Magdalinski, Milvia Maglione, Robert Malaval, Rafaël Mahdavy, Daniel Maillet, Joyce Mansour, Piero Manzoni, Ruben Marquez, Alain Martin, Matta, Marie Mercié, Annette Messager,Jean-Luc Merklen, Michel, Antoni Miralda, Bernard Moninot, Jacques Monory, Jeanine Mongillat, Igor Mitoraj, Jacqueline Monnier, Robert Morris, Daniel Nadaud, Milan Napravnik, Paul Neagu, Louise Nevelson, Hermann Nitsch, Serge Oldenbourg, Abel Ogier, Meret Oppenheim, Christian D'Orgeix, Gina Pane, Mimi Parent, Anne et Patrick Poirier, Lucio del Pezzo, Gilles Plazy, Louis Pons, Rabascall Joan, Robert Rauschenberg, Man Ray Jean Pierre Raynaud, Patrick Raynaud, Martial Raysse, Bernard Requichot, Denis Rivière, Henri Richelet, Dieter Rot, Guy Roussille, Etienne Rozsaffy, Mimmo Rotella, Lucas Samaras, Sarkis, Michel Sauer, Nicolas Schoffer, Antonio Segui, Hains Seita.



1982



Mort de Marc Boussac, à Paris le 5 juin.


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1984



Expoistion posthume: Charles Estienne & l'Art à Paris, 1945-1966, Centre National des Arts Plastiques/Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques, 21 juin-21 septembre 1984, 11 rue Berryer Paris 8ème

Commissaire: Jean-Clarence Lambert.
Organisation de l'exposition: Marie-Claude Volfin, Lina Nahmias.
Textes de Gérald Gassiot-Talabot (pp.7-8), Jean-Clarence Lambert (« Déterrons le feu ») (pp.9-12)
in « Dictionnaire, mode d'emploi » par Nathalie Reymond (Maître-Assistante à l'Université de Paris I. UER des Arts Plastiques et Sciences de l'Art) pp.15-95.
Chronologie, pp.96-127
Bibliographie, filmographie, p.128
Photo-Poème, réalisé par Marc'O. [Appartient à François Di Dio] pp.130-151.

2011



" L’Aventure de l’Art Abstrait : Charles Estienne, critique d’art des années 50 ", Musée des Beaux-Arts de Brest, 13 juillet - 7 novembre 2011 (exposition regroupant 35 peintres, sculpteurs et photographes).

Commissariat de l’exposition :
Françoise Daniel, Conservatrice en Chef du Musée des Beaux-Arts de Brest
Catherine Elkar, directrice du FRAC Bretagne
Conseiller scientifique : Marc Duvillier
Communication graphique, conception graphique du catalogue : Thierry Dubreil
Scénographie : Jean-Marc Segalen


Liste alphabétique des artistes exposés :
Jean Bazaine, Marc Boussac, Brassaï, Camille Bryen, Marc Chagall, Youla Chapoval, Emile Compard, Fleury-Joseph Crépin, Jean Degottex, Jean Deyrolle, René Duvillier, Yves Elléouët, Fahr-el-Nissa Zeid, Paul Gauguin, Etienne Hajdu, Simon Hantaï, Philippe Hauchecorne, Pierre Jaouën, Vassily Kandinsky, Jan Krizek, Charles Lapicque, Marcelle Loubchansky, Alberto Magnelli, Alfred Manessier, Wilfrid Moser, Serge Poliakoff, Marie Raymond, Paul Sérusier, Jean-Claude Silbermann, Pierre Soulages, Pierre Tal-Coat, Toyen, Thanos Tsingos, Raoul Ubac, Geer Van Velde.

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2015


Donation au MNAM


En date du 1er octobre 2015, lors de sa séance, la Commission d'acquisitiopn du Centre Pompidou a accepté à l'unanimité la proposition de don.
Les œuvres peuvent être vu sur la lien suivant: donation au Centre Georges Pompidou, MNAM/CCI.
Il aussi possible de consulter la lettre de Bernard Blisténe envoyée aux donateurs les informant de l'acceptation de trois œuvres de Marc Boussac.

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Bibliographie

Texte sur le site de la galerie : Bertrand Cayeux

142 rue des rosiers
93400 Saint-Ouen
Tel : 06 80 41 72 56
contact





Marc Boussac (1918-1982)

Artiste français, né en 1918 à Saussay-la-Vache (Eure), en autodidacte, créa ses premières œuvres à l’huile en 1943.
Très rapidement il trouva son style, utilisant des médiums aussi variés que l’huile, le sable, le papier, et le buvard plastifié, mais bientôt découvrira son médium de prédilection : le plâtre.
Il réalisa ainsi au début des années 1950 des empreintes d’objets et d’animaux, donnant un aspect intemporel à ses compositions, un peu à la manière des fossiles.

En décembre 1958, Iris Clert lui organisa une exposition personnelle dans sa galerie d’avant-garde.
L’exposition intitulée, Instants pétrifiés, eut un catalogue préfacé par Charles Estienne qui qualifiait l’artiste de « alchimiste hérétique et transmutateur de matière qui ne pétrifie ses instants que pour mieux les faire tenir à l’œil et à la main. »

Brassaï, à la même époque, et après avoir croisé l’artiste dans le quartier de Montparnasse où tout deux vivaient, lui consacra également un beau texte.

Tout au long de son parcours, Boussac arpentera divers domaines et matériaux. Il continuera d’alterner dans son travail entre le corps de la femme (« parce que rien n’est plus beau que le corps de la femme ») et avec l’invention purement abstraite (« parce qu’on est plus libre dans l’abstrait ») ; Et tout cela toujours en blanc, « parce que le blanc, c’est la suspension du temps, et le silence ».

A l’occasion de l’exposition de 1958, Pierre Restany écrivit : « La tâche de Boussac est ingrate. Il suit une piste difficile, encombrée jusqu’à la saturation de tout un tas de petits trucs sans importance qui tentent d’arracher à l’inerte une étincelle de poésie. Sur ces sables mouvants de l’art brut, Marc Boussac aligne son mortier personnel en surfaces ondulatoires, ponctuées de blessures profondes. Il s’en tire avec honnêteté et discrétion, chose rare chez ceux qui explorent les voies dangereuses. »

« Dans de la pâte de papier blanc plastifiée, il créé des reliefs en creux, ce qui donne l’illusion de lumières et d’ombres inversées par rapport à l’éclairage ambiant. Dans ces années 60, la discrétion sobre des moyens qu’il utilisait a pu le faire rapprocher d’Antoni Tapiès. »
Jacques Busse, in Dictionnaire Bénézit.

Au Salon Comparaisons, auquel il participa régulièrement, il fut pendant cinq ans l’organisateur de la salle « expérimentale » où passèrent, entre autres Kowalski, Soto, Le Parc, Takis, Agam.

A la fin des années 60, Marc Boussac réalisa avec Charles Estienne, son premier défenseur, un livre d’artiste, étrange volume-sculpture, intitulé L’Objet des femmes. Les poèmes du critique y sont illustrés par des inclusions de plaques de métal dans du plexiglas, ces plaques étant sculptées de légers reliefs donnant naissance à des formes féminines. »

Marc Boussac, dont l’atelier se situait rue d’Assas, est mort à Paris le 5 juin 1982. »



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Bibliographie



« Les instants pétrifiés », exposition Marc Boussac, Galerie Iris Clert, 3, rue des Beaux-Arts, Paris, 6ème., 6 décembre 1958, catalogue avec un texte de Charles Estienne

Labyrinthique I : L’Homme invisible, exposition Marc Boussac à la Galerie de Verneuil, Paris, 1962, petit volume agrafé de seize pages, texte de René de Solier, volume contenant un feuillet avec le texte du poème (chanson) de Charles Estienne : L’Homme invisible, dédié à Marc Boussac.

Charles Estienne, L’Objet des femmes, illustrations de Marc Boussac, Michel Engel, Paris, Le Soleil Noir, 1962.

Chroniques de l’Art Vivant, n°6, Paris, Arte-Maeght, décembre 1969. 32 pages (38 x 28 cm) : L’Europe, le jazz et la pop music, le public et la musique nouvelle ; Marc Boussac « écrit sur le plâtre » par François Chevallier (p.18.) ; Marc Boussac « Place aux vivants l’artiste contemporain étouffé par ses morts » (p.19); Henry Miller ; Maurice Béjart.

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Journal de l’année Paris, Larousse, 1970.

Marie-Hélène Camus, article sur l’exposition de groupe de sculpteurs à la Maison de la Culture de Bourges, L’Humanité Dimanche,1975.

Aspect Paris 67, Exposition :Boussac, Bozzolini, Busse, Dayez , Etcheverry, Fachard, Falchi, Laks : Galerie "Del Grattacielo", via Brera 10 Milan, (1967), plaquette agrafée de seize pages, texte de Pierre Cabanne.

kunsthalle bern 25.Mai bis 3.juli 1966: Weiss auf Weiss, journal du Kunsthalle Berne (Suisse, 1966) Ed Philip Morris.



« Dictionnaire, mode d'emploi » par Nathalie Reymond (Maître-Assistante à l'Université de Paris I. UER des Arts Plastiques et Sciences de l'Art) pp.15-95.
Chronologie, pp.96-127
Bibliographie, filmographie, p.128
Photo-Poème, réalisé par Marc'O. [Appartient à François Di Dio] pp.130-151.



Catalogue : " "itinéraire" blanc", par Madeleine Bonnard et Bernard Ceysson conservateur du Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne,1970.



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Notes

1) Catalogue : " "itinéraire" blanc", par Madeleine Bonnard et Bernard Ceysson conservateur du Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne,1970.

2) Julien Menu

Julien Menu


3) Illustation 1946

Illustration



4) Galerie des 4 saisons

Illustartion

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5) Berry républicain 31 juillet 1957

Berry Républicain 31_07_1957

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6) Lettre d'acceptation de la donation Marc Boussac au Musée National d'Art Moderne (Centre Pompidou)


Marc Boussac
Lettre de Bernard Blistène

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7) "Conversation avec Picasso" de Brassaï, édition Gallimard, 1997, p 263-264.

Marc Boussac

Marc Boussac
Phothocopies de Madame Marie-Amélie Senot qui nous a transmis l'information

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Biographie de Marc Boussac

Inventaire de l'atelier de Marc Boussac



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Donation au Centre Georges Pompidou, MNAM/CCI.


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Mise à jour 10.08.2017